Procès des hockeyeurs : pas de « comportements dégradants » dans la chambre, selon Hart
Un premier accusé est appelé à la barre au procès des cinq anciens membres d'Équipe Canada junior accusés d'agression sexuelle. Carter Hart témoigne pour la défense après que la Couronne a fini d'appeler ses témoins. D’emblée, M. Hart confirme que dans la nuit du 18 au 19 juin 2018, il a eu un contact sexuel avec la plaignante E. M. dans la chambre de son coéquipier Michael McLeod. Cette interaction sexuelle était consensuelle, selon lui. Il raconte qu’il s’est rendu dans la chambre après avoir reçu un message texte de M. McLeod, qui invitait ses coéquipiers à venir dans sa chambre s’ils voulaient Quelques minutes plus tard, Carter Hart a répondu à ce message : Il explique qu’il a répondu ainsi parce qu’il n’avait pas de copine à l’époque et qu'il était Carter Hart a été appelé à la barre des témoins jeudi. Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould M. McLeod l’a même appelé au téléphone peu après pour confirmer qu’il était en effet avec une fille qui La chambre 209 a d’ailleurs été occupée par ces deux derniers pendant le séjour de l’équipe à London. Abonnez-vous à l’infolettre d’ICI Ontario. M. Hart dit ensuite qu’il ne voulait pas avoir une relation sexuelle complète avec la plaignante mais qu’il lui a demandé une fellation. E. M. a répondu Ce contact sexuel a duré entre 30 et 60 secondes, ajoute-t-il, parce qu’il n'est pas parvenu à avoir une érection complète. M. Hart indique que cette nuit-là, il a vu Alex Formenton aller dans la salle de bain avec la plaignante. Elle Il indique aussi qu’il a vu Cal Foote faire un grand écart dans la chambre cette nuit-là mais que ce dernier était habillé et qu'il n’a pas eu de contact physique avec la plaignante pendant cet acte. Il ne se souvient d’aucun contact de nature sexuelle entre Dillon Dubé et la plaignante cette nuit-là ni entre Michael McLeod et celle-ci Ensuite, Carter Hart indique à son avocate qu’il s’est Carter Hart affirme que son contact de nature sexuelle avec E. M. était consensuel. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Nicole Osborne Il souligne qu'il était Cette soirée était une occasion particulière de célébration pour toute l'équipe, note M. Hart, car cinq mois plus tôt, lors de la victoire au Championnat du monde junior de hockey à Buffalo, tous les joueurs avaient moins de 21 ans, l'âge légal minimum pour consommer de l'alcool aux États-Unis. Me Savard questionne aussi son client au sujet de la série de messages textes que se sont échangés les joueurs le 26 juin 2018, une semaine après le viol collectif présumé, après avoir appris que Hockey Canada comptait faire une enquête sur ce qui s’était produit. Dans son premier message au groupe, Carter Hart a écrit ceci à ses coéquipiers : À la barre des témoins, M. Hart indique que cette série de messages ne visait pas à établir une version des faits commune entre les joueurs mais plutôt à Il affirme qu'il n’a plus parlé à aucun des autres joueurs après cette journée-là. C’est en 2022, pendant qu’il jouait au tennis avec un ami, qu’il a reçu un appel de son agent qui lui avait indiqué que Hockey Canada avait conclu un règlement à l’amiable avec la plaignante après que cette dernière eut déposé une poursuite au civil contre un groupe de joueurs dont M. Hart faisait partie. Carter Hart a aussi été contre-interrogé par les autres avocats de la défense. L'avocate d'Alex Formenton, Hilary Dudding, lui demande notamment s'il a été témoin, lors de son passage dans la chambre 209, Il assure que s'il avait observé de telles actes, il aurait demandé à la personne responsable d'arrêter et aurait lui-même Me Hilary Dudding est l'avocate d'Alex Formenton, l'un des accusés. Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould La Couronne compte contre-interroger M. Hart vendredi matin. Vers 15 h, la procureure Meaghan Cunningham a demandé à la juge Maria Carroccia de mettre fin plus tôt que prévu à l'audience de jeudi pour lui donner le temps de se préparer. Ensuite, Megan Savard pourra réinterroger son client. Michael McLeod ne témoignera pas, a indiqué son avocat, Michael Humphrey, étant donné que son interrogatoire par la police en 2018 a été présenté en cour mardi. On ne sait pas encore si les trois autres accusés seront appelés à la barre. Michael McLeod, Carter Hart, Cal Foote, Dillon Dubé et Alex Formenton font chacun face à un chef d’accusation d’agression sexuelle en rapport avec le viol collectif présumé de la plaignante. Michael McLeod fait aussi face à un chef d'accusation de participation à ce délit. Ils ont tous plaidé non coupables au début du procès, qui se déroule maintenant devant juge seule.un plan à trois, rapidement
.Je suis partant.
ouvert à des aventures sexuelles
.J'ai considéré ça comme une invitation. J'ai supposé que [Michael McLeod] était avec une fille qui voulait faire un plan à trois avec un autre homme
, affirme M. Hart.
voulait coucher avec certains des gars
, note M. Hart en faisant allusion à ses coéquipiers.Je ne me rappelle plus l'avoir aperçue quand j'ai mis le pied dans la chambre
, dit-il. Mais il affirme l’avoir vue, à un certain moment, sur un drap par terre, où elle se masturbait.Elle avait l'air d'y prendre plaisir. Je me souviens de ses gémissements. Je me souviens qu'elle était excitée de voir les joueurs la regarder
, déclare M. Hart, qui affirme qu'il y avait au moins sept autres de ses coéquipiers dans la pièce à ce moment, dont Sam Steel, Jake Bean, Drake Batherson et Maxime Comtois ainsi que les accusés Michael McLeod et Alex Formenton.Infolettre d’ICI Ontario
Je n’avais jamais rien vu de tel
Je n’avais jamais rien vu de tel
, répond M. Hart à son avocate Megan Savard qui lui demande comment il s'est senti devant la scène dont il était témoin.J’étais assez excité. J’ai 19 ans [à l’époque, NDLR] et il y a une fille nue qui fait ces choses de son plein gré
, note-t-il, soulignant que la plupart des autres hockeyeurs présents avaient des copines."certainement" ou "oui"
, raconte M. Hart, qui s’est ensuite approché d’elle et a baissé son pantalon pour passer à l’acte, dit-il.Je n’avais plus envie de le faire. C’était bizarre
, surtout en présence de ses coéquipiers, affirme-t-il.lui tenait la main et l'emmenait
, ajoute-t-il.C’était juste le genre de choses qu’il faisait. C’est un grand gars, très souple, c’est un truc super cool qu’il pouvait faire. Les gars ont trouvé ça plutôt drôle. J’ai trouvé ça drôle. J’ai vu que [E. M.] riait aussi
, affirme M. Hart.mal senti
le lendemain au sujet de ce qui avait eu lieu dans la chambre.
assez ivre
cette nuit-là et qu'il n'avait consommé de l'alcool qu'à seulement trois occasions dans sa vie avant le 18 juin 2018.Personne n’a rien fait de mal
Honnêtement, les gars, personne n'a rien fait de mal. Nous avons eu son consentement à tout ce qu'elle a fait. C’est elle qui suppliait les gars de coucher avec elle.
déterminer qui allait enquêter sur quoi
.Je n’avais aucune idée
de l'existence de cette poursuite, note M. Hart, qui précise que le règlement a eu lieu sans notre consentement
.Pas de comportements
dégradants
, assure Hartde crachats [...] [ou] de quelque autre comportement dégradant
à l'endroit d'E. M.Je n'ai rien vu de tel
, répond-il.simplement quitté
la chambre. 
C'est la première fois que nous entendons la version des faits de M. Hart et nous avons beaucoup d'éléments à évaluer
, a indiqué Me Cunningham, qui estime que son contre-interrogatoire durera une demi-journée.Les autres accusés témoigneront-ils?
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